Le Problème à Trois Corps III : La Mort Immortelle

Liu Cixin – 2010

L’un des grands mérites de Liu Cixin dans ce troisième tome est sa capacité à rebondir, à ne jamais s’installer dans une solution confortable, et à proposer une narration qui relance sans cesse l’intérêt du lecteur. C’est même sans doute l’une de ses qualités majeures sir l’ensemble de la trilogie, mais elle apparaît ici avec une acuité particulière. La Forêt Sombre se terminait sur une conclusion presque heureuse, ou en tout cas sur une stabilisation provisoire du destin humain. La mise en place de la dissuasion cosmique, rendue possible par Luo Ji, ouvrait la perspective d’un avenir plus ou moins supportable pour la civilisation terrienne. Le lecteur pouvait croire, légitimement, qu’un équilibre avait été trouvé. Non pas une paix véritable, mais au moins une forme de coexistence forcée avec Trisolaris, une trêve bâtie sur la menace réciproque. La Mort Immortelle prend précisément ce faux apaisement pour point de départ afin de mieux le détruire.

C’est là une grande réussite narrative. On croit entrer dans une ère de prospérité, dans une période où les habitants de la Terre auraient enfin appris à vivre avec l’existence des Trisolariens, voire à composer avec eux. Or, Liu Cixin démonte cette illusion très rapidement. Le passage de relais entre Luo Ji et Cheng Xin comme Porte-Épée constitue à cet égard un basculement majeur. En quelques chapitres, le pouvoir de dissuasion de la forêt sombre, qui paraissait le verrou ultime du système, devient caduc. Cette manière de rebattre les cartes est remarquable. L’auteur aurait pu se contenter de répéter les mêmes mécanismes, de prolonger l’équilibre précaire du deuxième tome, ou de faire durer artificiellement la tension. Il fait exactement l’inverse. Il prend l’édifice qu’il a lui-même construit et le fait voler en éclats. Trisolaris reprend alors sa marche en avant, avec l’envoi d’une nouvelle flotte plus rapide, et l’humanité se retrouve brutalement renvoyée à sa condition de civilisation menacée. Il y a là un refus de la facilité qui force l’admiration. La scène dans laquelle le vaisseau spatial l’Espace Bleu parvient à prendre le contrôle de son poursuivant, le Gravité, à se débarrasser des deux goutellettes qui les flanquaient et à activer l’antenne gravitationnelle pour révéler les coordonnées des deux systèmes est, de ce point de vue, un des moments du roman. Le geste sauve en apparence l’honneur humain, mais il enclenche aussi un processus qui conduira à la destruction à moyen terme des deux mondes concernés. C’est précisément ce type de scène qui montre que Liu Cixin sait relancer son récit tout en conservant une logique implacable.

Sur le plan intellectuel, La Mort Immortelle va sans doute plus loin que les deux tomes précédents. Là où Le Problème à Trois Corps installait les bases scientifiques et politiques du conflit, et où La Forêt Sombre formulait sa théorie darwinienne des civilisations cosmiques, ce troisième volume élargit considérablement la perspective. Il ne s’agit plus seulement de savoir comment l’humanité peut survivre face à une menace étrangère. Le vrai sujet du livre devient plus vaste : jusqu’où peut aller l’humanité, quel peut être son avenir, et quelle place une civilisation comme la nôtre peut-elle encore espérer occuper dans un univers dont les lois mêmes semblent hostiles à toute permanence. Liu Cixin exploite ici avec beaucoup d’intelligence les concepts scientifiques et astronomiques pour nourrir non pas un simple vernis spéculatif, mais une véritable théorie de l’avenir de l’univers. Le roman embrasse des échelles rarement atteintes, non seulement dans l’espace, mais dans le temps, dans la physique et dans la structure même du réel. Les règles des dimensions, la possibilité de la réduction dimensionnelle, les déplacements à vitesse luminique, la création des espaces noirs dans lesquels la vitesse de la lumière devient relative, tout cela n’est pas plaqué artificiellement. Ces notions nourrissent la progression du récit et la réflexion de fond. Le livre demeure philosophique sans être pesant. Liu Cixin n’insiste pas lourdement, ne transforme pas son roman en traité, et ne cherche pas à théoriser de manière scolaire. Il distille ses concepts au fil des événements, les laisse produire leurs effets sur le lecteur, et conserve toujours un côté romanesque. Malgré près de neuf cents pages et malgré des idées d’une ambition redoutable, le livre se laisse lire facilement.

Parmi les différentes ères qui structurent La Mort Immortelle, celle des Bunkers apparaît effectivement comme l’une des plus réussies, peut-être même la mieux écrite dans son ensemble. C’est là que Liu Cixin atteint un équilibre particulièrement convaincant entre spéculation scientifique, anticipation sociale et tension romanesque. L’humanité, ayant compris qu’une attaque de la forêt sombre peut prendre la forme d’un photoïde lancé contre le Soleil, envisage de manière très concrète la destruction de son étoile. Or la disparition du Soleil signifierait évidemment l’impossibilité de toute vie sur les planètes dites telluriques du système. Cette prise de conscience conduit à une transformation profonde du projet humain. Il ne s’agit plus simplement de protéger une planète, ni même une espèce au sens traditionnel du terme, mais de penser la survie d’une civilisation déracinée de son centre historique. Même si, à nouveau, l’évolution technologique de l’humanité a évolué de manière étrangement exponentielle, le roman reste particulièrement fort lorsqu’il décrit cette vie dans les stations orbitales gravitant autour de Jupiter, de Saturne, d’Uranus et de Neptune. C’est ici que la précision du détail frôle véritablement la réalité. On sent que Liu Cixin ne se contente pas d’un décor vague. Il pense les infrastructures, les équilibres, les ressources, les distances, les temporalités, la psychologie collective. Il imagine ce que signifie réellement vivre dans des habitats artificiels géants, loin du Soleil, dans des conditions de dépendance technologique absolue. Il donne à voir non seulement l’architecture matérielle de cette humanité déplacée, mais aussi son évolution sociale. Le roman, sur ce point, atteint une qualité d’anticipation très rare.

L’une des forces de Liu Cixin est de ne jamais laisser ses personnages ni son lecteur s’installer trop longtemps dans une certitude. L’Ère des Bunkers est précisément construite sur une hypothèse qui semble rationnelle : si l’on détruit le Soleil, il faut sauver l’humanité de la mort thermique et biologique en la répartissant dans des stations lointaines. Tout cela paraît crédible, cohérent, presque raisonnable dans le cadre du roman. On a l’impression que la solution est enfin là. Et puis le livre opère un nouveau retournement. L’attaque de forêt sombre n’est pas de la nature attendue. Elle ne vise pas simplement l’étoile. Elle vise bien plus fondamentalement la structure dimensionnelle du système solaire lui-même. La réduction de trois dimensions à deux dimensions constitue alors un coup de théâtre d’une puissance rare. C’est surprenant, mais c’est surtout très bien amené. L’idée n’est pas sortie de nulle part : le prologue préfigure déjà la question des dimensions, et plusieurs éléments disséminés dans le roman viennent préparer le lecteur à ce basculement conceptuel extrême. Le résultat est saisissant. Le retournement fait partie des grands moments du roman, parce qu’il conjugue l’effet de surprise, la cohérence scientifique interne et l’ampleur métaphysique.

La fin de La Mort Immortelle est également à épingler. On peut ne pas être totalement convaincu, sur un plan subjectif, par sa résolution ultime, mais il est difficile de nier que Liu Cixin sait où il va. Il amène son récit avec méthode, et cette conclusion n’a rien d’arbitraire. Le retour vers le système DX3906, la fameuse étoile offerte par Yun Tianming à Cheng Xin, est évidemment préfiguré dès le départ. On sent très tôt que cette donnée ne pourra pas rester anecdotique. Le lecteur averti sait, plus ou moins consciemment, que le récit reviendra à ce point. Dès lors, l’atterrissage sur la planète Saphir dudit système possède une forme d’évidence. C’est préparé, inscrit dans la logique du roman, et cela donne au dénouement une tonalité mélancolique très particulière. Il y a dans cette dernière partie un parfum de Terre et Fondation de Isaac Asimov. On y retrouve quelque chose de cette idée selon laquelle l’humanité, même brisée, même dispersée, même exilée hors de ses cadres initiaux, continuera toujours à s’étendre, à rechercher de nouveaux horizons, à tenter de survivre au sein d’un univers darwiniste. C’est un message presque classique de la grande science-fiction : ad astra per aspera. Les civilisations tombent, les mondes meurent, les dimensions se réduisent, mais quelque chose de l’élan humain demeure. Pour autant, la réserve que l’on peut formuler reste légitime. Le roman lui-même montre que l’univers est de toute manière voué à l’extinction, notamment par la multiplication des espaces noirs au sein même du cosmos. Tout semble tendre vers une forme d’épuisement général, puis vers un nouveau Big Bang qui donnerait naissance à d’autres formes de vie. Le thème de l’éternel recommencement n’est pas injustifié mais il sonne comme une conclusion un peu facile pour une trilogie qui nous avait habitué à davantage de nuance.

Le principal défaut du livre réside probablement dans sa structure. Comme dans le deuxième tome, Liu Cixin entend couvrir des périodes immenses, parfois des décennies, parfois des siècles, au sein d’un seul roman. Mais ici, à plus grande échelle. Ce choix produit évidemment de la grandeur, du souffle, de la profondeur historique. Mais il a aussi un coût narratif. Si l’on veut éviter les longueurs, on est obligé de résumer certaines évolutions, d’accélérer certaines transitions, de faire passer assez vite des bouleversements qui, dans un roman plus compact, auraient mérité des développements plus denses. C’est là le premier grand problème du livre : toutes les ères ne se valent pas. Certaines sont extrêmement fortes, d’autres beaucoup moins. Parmi les passages particulièrement réussis, il faut citer ceux déjà évoqués, mais aussi le prologue, qui préfigure admirablement le problème des dimensions, ou encore le passage situé dans l’ère de la Grande Crise, qui permet de remettre en perspective certains personnages du premier tome, notamment Yang Dong, la fille de Ye Wenjie. Ce retour indirect vers les débuts de la saga est très appréciable parce qu’il redonne de l’épaisseur à l’ensemble et inscrit le troisième volume dans une continuité véritable.

À l’inverse, d’autres blocs narratifs sont moins satisfaisants. L’Ère de la Post-Dissuasion en est le meilleur exemple. L’idée est pourtant forte : l’humanité réduite à devoir se parquer dans une réserve en Australie à la demande des Trisolariens. On pouvait attendre de cette situation une séquence d’une intensité énorme, avec un traitement profond de l’humiliation collective, de la déchéance politique et morale, de la réaction des masses, de la réorganisation des rapports humains dans cet enfermement à ciel ouvert. Or, cette partie est très vite expédiée. Les conséquences sont mentionnées, les événements sont relatés, mais l’ensemble donne davantage l’impression d’une rapide explication journalistique de ce qui s’est passé pendant cette période que d’une véritable narration romanesque. La relation entre Cheng Xin et l’aborigène australien ne fonctionne d’ailleurs pas vraiment. Pas plus que la figure de Intellectra, sorte de robot messager de Trisolaris fonctionnant grâce aux intellectrons. Aucun n’est pas particulièrement intéressant. L’ensemble souffre d’un certain manichéisme que la trilogie avait jusqu’alors plutôt évité, et ne débouche sur rien de vraiment mémorable. Là où Liu Cixin excelle d’ordinaire à faire sentir l’épaisseur historique des grands mouvements collectifs, il paraît ici plus schématique.

Un autre point de déception important concerne la rencontre avec Yun Tianming. Depuis le Programme Escalier, cette figure portait en elle une promesse romanesque considérable. Son destin était l’un des plus singuliers de la trilogie, et le lecteur pouvait légitimement attendre de ses retrouvailles avec Cheng Xin bien davantage qu’un simple épisode de transmission indirecte. Or, cette scène, si attendue, s’avère finalement assez décevante. Yun Tianming n’amène pas grand-chose. Il se limite surtout à quelques récits symboliques censés contenir des messages d’espoir et des informations codées pour l’humanité. Ce n’est pas sans intérêt, mais il y a malgré tout un goût de trop peu. On aurait aimé en apprendre davantage sur l’univers trisolarien, sur la position de Yun en son sein, sur sa condition exacte, sur ce qu’il a vu, compris ou traversé. Le roman ouvre une porte fascinante et ne fait que l’entrouvrir. Plus largement, c’est un peu le problème de ce troisième tome : il met de côté, ou en tout cas il expédie, plusieurs histoires annexes qui avaient pourtant un vrai potentiel. Les trajectoires de Gravité et de Espace Bleu, partis dans l’univers pour fuir à la fois la menace trisolarienne et le jugement de leurs semblables humains, sont particulièrement emblématiques de cette frustration. Ces récits auraient pu enrichir considérablement la texture du roman, apporter d’autres perspectives, d’autres tonalités, d’autres manières de penser la survie, la culpabilité et l’exil. Au lieu de cela, ils sont traités trop rapidement.

C’est sans doute ici que se situe le deuxième grand problème du roman, et peut-être le plus sérieux sur le plan proprement littéraire. La Mort Immortelle met clairement en avant un protagoniste principal, Cheng Xin, et réduit fortement la place des protagonistes secondaires. Ce choix n’aurait pas été problématique si son point de vue avait été sans cesse mis en tension par d’autres voix fortes. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Luo Ji, qu’on peut comprendre plus en retrait pour des raisons narratives évidentes, n’est pas une donnée du problème. Son histoire a en grande partie trouvé son aboutissement dans le tome précédent, et il est logique qu’il devienne ici une figure plus distante, presque mythique. En revanche, d’autres personnages sont trop peu exploités, trop peu mis en contradiction avec l’héroïne principale. Guan Yifan, un des chercheurs du Gravité, celui qui clôture pourtant l’histoire principale avec Cheng Xin, est presque entièrement mis entre parenthèses. On l’aperçoit au début durant l’Ère de la Dissuasion, puis on le retrouve à la fin, sans qu’un réel développement ne lui ait été consacré. C’est dommage, car il aurait pu constituer un contrepoint très stimulant. Le personnage de Wade souffre lui aussi d’un traitement insuffisant. Il aurait pu amener une réflexion riche, justement parce qu’il échappe à une logique trop manichéenne. Il incarne une forme de radicalité, de dureté lucide, qui aurait mérité d’être explorée de l’intérieur ou au moins davantage confrontée au point de vue de Cheng Xin. Or, il n’est jamais véritablement traité comme personnage point de vue. A part sa tentative de meurtre avortée, son potentiel reste partiellement inexploité. AA n’est guère plus convaincante. Elle accompagne Cheng Xin, la flanque, l’assiste, mais elle reste fondamentalement une coquille vide. Le terme est un peu rude, certes, mais il traduit bien le sentiment laissé par le personnage. Elle n’est pas totalement indigente, elle remplit certaines fonctions de relais ou d’allègement, mais elle n’est jamais vraiment écrite comme une conscience autonome. On aurait aimé qu’elle remette en cause les décisions de Cheng, qu’elle la fasse douter, qu’elle oppose une sensibilité différente ou qu’elle introduise une véritable contradiction intime. Il n’en est rien.

Le cas de Cheng Xin est évidemment central. On comprend ce que Liu Cixin cherche à faire avec elle. Après Luo Ji et la logique presque inhumaine de la dissuasion, après le militarisme froid qui consistait à sacrifier l’intérêt du plus grand nombre pour garantir la survie de tous, Cheng Xin apparaît comme un contrepoint moral. Elle incarne l’humain au sens noble, la compassion, le refus de certaines brutalités, la réticence à exercer une violence absolue au nom d’une rationalité glacée. Sur le principe, c’est très intéressant.
Mais le problème est que le personnage manque singulièrement de nuances. Cheng Xin surprend peu. Elle apparaît constamment conforme à ce qu’elle représente, sans réelle faille, sans grande ambivalence, sans cette complexité qui aurait permis d’en faire une figure inoubliable. Elle est profondément humaine dans le bon sens du terme. Mais cette humanité, si louable soit-elle, n’ouvre pas tant que cela une réflexion subtile sur la nature de l’homme. Elle devient parfois presque un principe abstrait plus qu’un personnage vivant. Dans un roman multipliant les points de vue, cela aurait sans doute mieux fonctionné. Cheng aurait pu être un pôle moral parmi d’autres, et sa relative simplicité aurait alors eu une vraie pertinence. Mais ici, comme elle est le principal personnage traité avec autant d’insistance, la faiblesse de sa construction pèse davantage. C’est probablement là le cœur du problème du livre : sur plus de neuf cents pages, on aurait aimé une meilleure répartition des voix, des sensibilités et des regards.

Ceci étant dit, il faut néanmoins revenir à ce qui fait la force immédiate du livre, à savoir son pouvoir de captation. La Mort Immortelle reste un roman extrêmement intéressant, qui se lit facilement et qui ne manque jamais de rebondissements pour maintenir l’attention du lecteur. On est sans cesse relancé dans la narration. Dès le passage de flambeau à Cheng Xin, l’attaque trisolarienne relance brutalement l’intrigue. Le fameux “post-it”, avec ce qu’il implique comme révélation et comme déplacement du savoir, agit comme un autre aiguillon narratif. La mise en place du vaisseau Halo pour permettre de quitter le système solaire constitue encore un nouveau rebond, une nouvelle projection vers l’avant. Malgré les concepts scientifiques régulièrement distillés au cours du texte, on demeure toujours dans un roman au sens plein du terme. Il y a des aventures, des péripéties, des découvertes, des dangers, des lieux, des changements d’échelle, des visions. La philosophie n’annule jamais la narration ; elle l’englobe, la transforme, la rehausse. C’est précisément cette alliance entre le romanesque et la spéculation qui fait de Liu Cixin un auteur si singulier.

Au final, La Mort Immortelle demeure un très bon livre, et une conclusion globalement réussie à une trilogie majeure. C’est un roman ambitieux, stimulant, souvent brillant, qui va très loin dans la réflexion sur l’avenir de l’homme, sur les limites de la survie, sur la violence structurelle d’un univers darwiniste et sur le destin cosmique des civilisations. Il faut saluer le talent de Liu Cixin pour rebondir sans cesse, pour détruire les équilibres qu’il avait lui-même instaurés, pour renouveler son propos et pour oser des concepts de plus en plus vastes sans jamais rendre sa matière vraiment rébarbative. Le livre contient certaines de grandes réussites mais il souffre aussi de défauts réels : une structure trop éclatée par endroits, des ères inégales et surtout un déséquilibre marqué dans la construction des personnages, Cheng Xin ne portant pas toujours seule le poids du roman aussi bien qu’elle le devrait.
Reste pourtant l’essentiel : le roman se laisse lire avec une grande facilité malgré sa densité conceptuelle, et clôt la trilogie avec un certain brio. Ce n’est pas un livre parfait. C’est peut-être même, par certains aspects, le plus discutable des trois. Mais c’est aussi celui qui ose le plus, celui qui regarde le plus loin, et celui qui donne à la trilogie son amplitude véritable.

15/20

⚡⚖️

,

Laisser un commentaire