Catégorie : B

  • Tous à Zanzibar

    John Brunner – 1968 Il est impossible d’aborder Tous à Zanzibar sans reconnaître immédiatement l’ampleur du projet porté par John Brunner. Dès les premières pages, l’auteur affiche une volonté manifeste de bouleverser les codes de la science-fiction et du roman d’anticipation. Son objectif n’est pas simplement de raconter une histoire située dans le futur. Il…

  • La Solitude du Docteur March

    Géraldine Brooks – 2006 Avant toute chose, il faut reconnaître une qualité évidente au roman de Geraldine Brooks : sa plume. C’est sans doute même ce qui pousse le lecteur à continuer un récit qui, autrement, aurait probablement perdu une grande partie de son intérêt dès les premiers chapitres. Brooks écrit remarquablement bien. Son style…

  • Fahrenheit 451

    Ray Bradbury – 1953 Le lecteur referme Fahrenheit 451 avec un sentiment partagé : beaucoup d’idées fortes, une prose souvent limpide et parfois même somptueuse, mais un roman qui, par sa brièveté et sa concentration, peine à donner toute l’ampleur qu’appellent ses thèmes. On y reconnaît immédiatement la main de Bradbury : une écriture fluide,…

  • Possession

    A. S. Byatt – 1990 Avec Possession, A. S. Byatt déploie un roman d’une ampleur et d’une ambition rares, véritable labyrinthe littéraire où s’entrelacent érudition, amour et mystère. Dès les premières pages, l’auteure impose un ton d’une densité remarquable, mêlant enquête universitaire, passion romantique et méditation sur la création artistique. L’œuvre, oscillant entre récit contemporain…

  • L’Epée de Shannara

    Terry Brooks – 1977 Premier roman de Terry Brooks, L’Épée de Shannara se présente comme une œuvre emblématique de la fantasy des années 1970, écrite dans un contexte où le genre cherchait encore son identité propre, coincé entre l’ombre monumentale du Seigneur des Anneaux et le désir de rendre ce type de récits plus accessibles…

  • L’Orange Mécanique

    Anthony Burgess – 1962 Pas besoin d’avoir vu le film de Kubrick pour sentir, dès les premières pages, qu’L’Orange mécanique joue à la fois sur la provocation et la précision formelle. On y entre par un sas linguistique qui déroute et fascine : le nadsat, ce sociolecte hybride (russe, argot, anglais), se dresse d’abord comme…